Priorité à l'économie de subsistance
De Issuepedia.
L'économie actuelle est une économie du superflu, générant beaucoup plus de richesse que nécessaire pour assurer une vie décente à tous les humains, mais faisant une énorme casse sociale dès que la croissance est touchée. L'économie n'a aucune tolérance aux pannes. Il faudrait la compléter d'une économie de subsistance, équilibrée, assurant les biens vitaux de façon stable et indépendante de la fluctuation des richesses superflues.
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Constat
L'économie actuelle est tournée vers la production de grandes richesses, de plus en plus concentrées entre les mains de grands groupes industriels ou financiers. Les produits et services en pleine croissance concernent des besoins non vitaux tels que les téléphones portables, le tourisme. Quand l'économie tousse, comme depuis la crise des subprimes en 2007-2008, toute l'économie de tous les pays en souffre, toutes les personnes quelque soient leurs revenus. Les riches s'appauvrissent mais restent relativement riches, perdant une partie de leur pouvoir d'achat de biens et services non vitaux. Les pauvres s'appauvrissent et perdent une partie de leur pouvoir d'achat de de biens et services vitaux : alimentation, logement, santé, accès à l'eau potable.
Croissance en berne
L'indicateur principal suivi par les gouvernements et médias est le taux de croissance. L'analyse faire couramment est :
- Tout le problème est dû à cette croissance en berne.
- Il faut une croissance forte pour que les pauvres trouvent un emploi et augmentent leur niveau de vie.
Ainsi toute l'activité économique est articulée autour de ce concept de nécessité de croissance. Tout l'équilibre de la vie sociale et de la survie des plus pauvres est conditionné par la présence d'une croissance forte.
Problème : dès que la croissance n'est plus là, le soufflé retombe, chacun y perd des plumes, les plus riches perdent de l'argent, les plus pauvres perdent leur moyen de subsistance.
CAR IL N'Y A PAS DE TOLERANCE AUX PANNES DE CROISSANCE.
Economie tournée vers les besoins vitaux
Nous devrions orienter les règles et comportements économiques différemment, définir un équilibre économique différent. La priorité économique devrait être un système permettant d'assurer, quel que soit le taux de croissance ou de décroissance, les moyens de subsistance à chacun d'entre nous, non pas sous forme d'assistanat mais sous forme de systèmes économiques normaux basés sur :
- une activité professionnelle, unique ou multiple pour chaque personne (exemple 1/3 temps pour une activité maraîchère ou un service d'urgence et 2/3 dans un domaine non vital)
- une production et consommation locale des produits et services indispensables, se mettant ainsi à l'abri des fluctuation du prix des transports
- des conditions favorisant le temps partiel choisi (au lieu de détaxer les heures supplémentaires)
- ... (cliquez sur modifier)
Une activité économique, équilibrée, tournées vers les besoins vitaux N'AURA JAMAIS de panne de croissance, car chaque acteur a besoin quotidiennement de boire, manger, dormir. Au contraire, ce qui se passe en cette fin d'année 2008, c'est que chaque acteur économique repousse au lendemain l'achat de certains biens qui ne lui sont pas indispensables.
L'idée même de croissance ne concernera pas ce secteur économique de subsistance. L'idée est de raisonner seulement en % de couverture des besoins vitaux des personnes. Une fois la couverture atteinte, les seuls éléments perturbateurs qui risquent d'arriver sont des catastrophes climatiques, ou naturelles. Toute autre catastrophe économique n'affectant que la partie NON VITALE des besoins. CQFD
Pyramide de Maslow
Attention, il n'est pas question de considérer qu'une grande partie de la population pourrait ainsi se satisfaire de boire, manger, dormir. Les besoins humains sont plus vastes : sécurité, vie sociale, épanouissement personnel, culture, amour, etc... Cependant nous remarquerons qu'il s'agit de choses qui ne s'achètent pas directement, l'argent ne faisant que les favoriser. L'avantage est que ces domaines peuvent s'exprimer avec plus ou moins de ressources financières et peuvent s'adapter à une baisse provisoire de croissance.
Extrait du Manifeste pour les «produits» de haute nécessité :
- Dès lors, derrière le prosaïque du «pouvoir d’achat» ou du «panier de la ménagère», se profile l’essentiel qui nous manque et qui donne du sens à l’existence, à savoir : le poétique. Toute vie humaine un peu équilibrée s’articule entre, d’un côté, les nécessités immédiates du boire-survivre-manger (en clair : le prosaïque) ; et, de l’autre, l’aspiration à un épanouissement de soi, là où la nourriture est de dignité, d’honneur, de musique, de chants, de sports, de danses, de lectures, de philosophie, de spiritualité, d’amour, de temps libre affecté à l’accomplissement du grand désir intime (en clair : le poétique). Comme le propose Edgar Morin, le vivre-pour-vivre, tout comme le vivre-pour-soi n’ouvrent à aucune plénitude sans le donner-à-vivre à ce que nous aimons, à ceux que nous aimons, aux impossibles et aux dépassements auxquels nous aspirons.
Ce qu'il aurait fallu faire
- détaxer les heures supplémentaires tend à concentrer encore plus les revenus auprès d'un nombre limité de personnes, celles qui on déjà un emploi et un niveau de vie en principe suffisant ; il aurait mieux valu détaxer (défiscaliser, exempter des charges sociales) les 1eres heures de travail de l'ensemble des employés, favorisant ainsi la répartition des revenus du travail. Voir détaxer le travail.
Voir aussi
Liens externes
- Manifeste pour les «produits» de haute nécessité : Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion du 16/02/09, par Ernest BRELEUR, Patrick CHAMOISEAU, Serge DOMI, Gérard DELVER, Edouard GLISSANT, Guillaume PIGEARD DE GURBERT, Olivier PORTECOP, Olivier PULVAR, Jean-Claude WILLIAM. Texte fondateur d'une nouvelle économie durable, respectueuse du social et de l'environnement (durable).

