Discuter:Les OGM
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[modifier] Contre les OGM
J'ai intégré la discussion ci-dessous dans l'article.--Seb110 25 mars 2008 à 19:18 (UTC)
Les paysans sont pieds et poings liés face aux fournisseurs de graines : pour l'instant en France, l'expérience se limite à une seule variété végétale, le maïs MON 810 de Monsanto, dont la culture est désormais interdite. Il est inexact de dire que les paysans soient contraints à quoi que ce soit : ils sont parfaitement libres d'utiliser les semences de leur choix. Ceux qui ont choisi cette variété OGM l'ont fait parce qu'ils y trouvaient un avantage économique dans les régions où les dégâts dus à la pyrale sont importants. De toute manière, pour ce qui concerne le maïs, la variété OGM ne diffèrent pas des autres variétés modernes, en ce sens que ce sont des hybrides produits par croisement de lignées pures pour bénéficier de l'effet d'hystéresis qui permet d'augmenter les rendements. Cette plante étant allogame, si on resème les grains récoltés, il se produit à la récolte suivante une disjonction des caractères qui entraîne baisse de rendement et hétérogénéité des grains. C'est pourquoi les agriculteurs préfèrent racheter de nouvelles semences, nullement parce qu'ils seraient contraints.
Les ravages écologiques commencent : on n'a encore jamais vu le début du commencement d'une preuve de ces prétendus ravages qui n'existent que dans les fantasmes des opposants aux OGM. Pour ne revenir au maïs MON 810 qui est la seule variété OGM dont la culture ait été autorisée en France, les risques d'une prolifération des gènes sont nuls (parler d'infection n'a aucun sens) car il n'existe aucune espèce végétale, fleurissant à la même période que le maïs, susceptible de se croiser avec celui-ci. Encore faudrait-il, si c'était le cas, que les produits du croisement soient en mesure d'intégrer les gènes, qu'il soient eux-mêmes fertiles et que les plants porteurs des gènes en cause bénéficient d'un avantage sélectif pour pouvoir se maintenir face aux plantes spontanées ; on ne voit pas lequel. HM
- Quand on voit les pratiques commerciales de Monsanto, je pense que le risque que représente cette société est plus important que le risque représenté par ces produits.
- Mais les produits vendus par Monsanto ne sont pas sans danger, qu'on se souvienne entre autres du PCB, de l'agent orange et de l'hormone de croissance bovine.
- Toute technique est neutre, c'est l'utilisation qui en est faite qui peut présenter un danger. Monsanto à, a plusieurs reprises, prouvé qu'elle se fiche eperduement des risques liés à ses produits tant qu'ils peuvent lui rapporter un maximum d'argent. Autant je ne suis pas hostile au principe des OGM, autant je n'ai aucune confiance dans la société qui les commercialise et comme il s'agit de technologies potentiellement très dangereuses pour l'environnement (et les agriculteurs) je pense que l'inocuité de chacun de leurs produits doit être vérifiée sur le long terme par des études indépendantes avant d'accorder la moindre autorisation.
- Une plante capable de se croiser avec le maïs, moi j'en connait une, le maïs. Si la société Monsanto s'acharne sur les agriculteurs en invoquant leurs brevets lors de contaminations non-intentionnelle des semences d'agriculteurs traditionnelles, les agriculteurs se retrouvent pieds et poings liés à cette société a partir du moment où les semences sont introduites en plein champ. De plus, l'introduction des OGM réduit à néant les efforts des agriculteurs biologiques puisque leurs récoltes risquent d'être contaminées. Le brevetage de technologies capables de se disperser sans contrôle devrait être soumis à une législation spécifique et une violation non-intentionnelle de ces brevets devrait être hors de l'application de ces mêmes brevets avant la moindre autorisation.

